11 décembre 2009
Le Barbu (2)
L’insaisissable saisi
Edit : finalement, j'ai tout raconté à L'Homme Pressé. Encore une fois, j'ai fait du mal à sa fierté. Mais justement, comme il est très fier, il n'en a rien laissé paraître.
09 décembre 2009
Le Barbu (1)
L’insaisissable
Le Barbu, c’est le meilleur ami
de l’Homme Pressé. C’est mâââl, je sais.
D'abord une petite explication de texte : il n’est pas du tout barbu, il est tatoué. Avec mes copines, on
utilise des surnoms pour parler de nos targets. Je l’ai donc naturellement
appelé « Le Tatoué ». Sauf que par la magie des mails, un jour, il
est devenu le Barbu. Tatoué/barbu. On ne sait pas comment, mais il a muté. Ça
nous a tellement fait rire que c’est resté.
Donc la rencontre avec le
barbu/tatoué : à l’anniversaire de l’Homme Pressé, on a bien discuté Le
Barbu et moi. C’était génial, parce que ça me permettait de donner l’illusion à
tout le monde qu’il ne se passait rien du tout avec l’Homme Pressé (puisque
c’était un secret). D’ailleurs, tout le monde a trouvé que le courant passait
très bien entre Le Barbu et moi. Mission accomplie comme on dit.
Il m’a ajoutée sur Facebook, on a
un petit peu discuté de temps à autres. Lui, il était « in a
relationship » de manière irrégulière avec une fille donc je n’ai pas trop
insisté. En plus, à ce moment-là, je naviguais entre L’Homme Pressé, Le Gentil
et SuperConnard….
Le mois d’octobre est arrivé, les
trois sus-nommés s’en étaient allés d’une manière ou d’une autre. J’ai donc
recommencé à targeter. En espionnant sur Facebook, j’ai remarqué que Le Barbu
avait l’air complètement au fond, à la limite de la dépression et qu’il était
célibataire. Comme je suis une gentille fille, je lui ai envoyé un petit
message pour savoir si ça allait bien, s’il avait envie de parler.
07 décembre 2009
You've got a mail
SuperConnard: "Est-ce que tu accepterais d'aller voir La Route avec moi?
Moi : Non
SuperConnard: Tu me détestes toujours?
Moi : Non
SuperConnard: Allez, s'il te plaît, dis oui, j'ai vraiment très envie de te voir.
Moi: ça ne va pas être possible, parce que moi, je n'ai pas envie de te voir."
La vengeance est un plat qui se mange froid.
16 novembre 2009
La théorie de la « Soirée dvd »
Avec mes copains célibataires, on
a une grande théorie sur les soirées dvd.
Pour qu’elle fonctionne (la
théorie), il faut qu’un mec te propose une soirée dvd en tête à tête. Je précise en tête à tête parce que s’il te
propose de regarder le best of des Inconnus avec ses potes, ça ne s’applique
pas. Je dirais même que tu es probablement en train de passer dans la catégorie
pote/plan Q.
Bref, donc, si un mec te propose
une soirée dvd en tête à tête, ne mise pas trop sur le film : tu n’en
verras jamais la fin. La soirée dvd, c’est le « plan choppe parfait »
comme disent mes copains célibataires. Même pour les mecs timides.
Quand ta Target du moment te
propose une soirée dvd chez lui, tu sais que LE moment est arrivé et que, quoi
qu’il arrive, tu seras fixée. Pour plusieurs raisons :
- Nous
savons toutes que la soirée dvd est une arme de choppe massive. Par conséquent,
dire oui à une soirée dvd, c’est déjà tendre une perche. Ça veut dire
« oui oui je suis potentiellement intéressée et si tu as trouvé le moyen
d’acheter une bonne bouteille de vin blanc et de ranger ta chambre, il est même
possible qu’à la fin de la soirée j’aille clamer la fin de mon célibat à tous
mes amis Facebook (mais je ne le ferai
pas, ne t’inquiète pas) ». C’est un « oui » qui en dit long.
Apprenez à décrypter les mecs.
- Si le garçon est un peu timide, le contexte l’aidera à se « décoincer », il osera se rapprocher petit à petit sur le canapé, nous frôler la main, et il est même possible qu’on l’aide en posant notre tête sur son épaule.
- Le garçon
pas timide a déjà compris qu’on avait dit un « oui » qui en disait
long. Alors, il va sûrement nous prendre dans ses bras dès le début du film,
tu-comprends-c’est-plus-confortable.
La soirée dvd, c’est le troisième
date idéal (j’ai une théorie sur le
nombre de date optimal aussi). Si la
fille n’est pas intéressée elle dira non.
Si elle n’est pas intéressée et qu’elle dit oui pour te mettre un vent
une fois chez toi, alors elle est stupide ou méchante donc ce n’est pas une
grosse perte.
08 novembre 2009
SuperConnard : la métamorphose du Prince Charmant (2)
Visiblement ce n’était pas
suffisant, puisque le jour même il postait un statut Facebook demandant combien
coûtait une poupée gonflable, puisqu’il en avait « marre des
filles ». J’ai été très très en colère pendant quelques jours, il a refusé
de s’excuser ne voyant pas en quoi son « humour » me posait problème.
Ahem. Après une grosse explication, j’ai accepté de passer l’éponge. Sauf qu’à
la première occasion, il m’a envoyé LE texto. Le truc de mec super courageux,
qui n’a pas le courage de rompre directement. [NB : le prétexte de la
rupture, c’est que peut-être dans 10 mois, je pars au Canada, et je lui ai dit
que les relations à distance me faisaient peur, il en a automatiquement déduit
que j’avais peur de m’engager et que je ne tenais pas à lui.]
Outre l’histoire de la poupée
gonflable, il s’est permis de dire des choses, sous le couvert de l’humour, qui
n’était que vulgaires et déplacées. J’ai donc unilatéralement décidé de rompre
tout contact. Ce qu’il n’a toujours pas compris à l’heure actuelle alors que je
lui ai expliqué plusieurs fois que tant qu’il ne s’excuserait pas de ces mots,
il ne pouvait rien attendre de moi.
Boys boys boys…
NB : je suis consciente
qu’il n’apparaît pas si SuperConnard que ça, mais je ne peux pas tout raconter ici...
02 novembre 2009
SuperConnard : la métamorphose du Prince Charmant (1)
La déception de l’année (qui était pourtant prévisible)
31 octobre 2009
Le Gentil (3)
Résumé des épisodes précédents : il me saoulait.
22 octobre 2009
L’Homme Pressé (3)
Après avoir laissé un message
très diplomatique sur le répondeur de L’Homme Pressé, il a tenu à avoir LA
discussion face to face. Forcément,
il a fallu que ce soit le lendemain d’un week-end affreux avec Le Gentil.
Compte tenu du statut un peu hybride de notre relation, j’appréhendais un peu sa réaction. Et j’étais totalement perdue à cause de l’échec attendu avec Le Gentil (qui n’était pas encore au courant). Alors j’ai fait ce qu’aucune fille ne fait. J’ai tout raconté à L’Homme Pressé. Ma rencontre avec Le Gentil, notre relation d’à peine une semaine, mes GROS doutes sur la viabilité de la dite relation. Je me suis aussi excusée et j’ai espéré qu’il ne se mette pas en colère. J’ai fait mon petit regard tout gentil de chat apeuré « tu m’en veux ? ».
Et finalement, il m’a dit cette phrase retentissante de bon sens : « nan mais ça me dérange pas, de toute façon on n’est pas ensemble. » C’est vrai, j’avais oublié. Vu comme ça. Et donc il s’est comporté en bon pote : on a beaucoup parlé de mon « ressenti » à propos de toute cette histoire avec Le Gentil. Et on a fini par se faire des bisous dans le cou. Comme des potes.
Tout ça c’était à la fin du mois
de juillet. Et depuis ? A la faveur des vacances, de la surbookitude de
L’Homme Pressé et de ma surbookitude (pas envie de l’appeler), on a cessé de se
voir. Sans douleur et sans larmes.
To be un peu continued
15 octobre 2009
Le Gentil (2)
07 octobre 2009
Le Gentil (1)
Le dream guy que tu laisses partir parce qu’il ne fait pas rêver
finalement.
Le Gentil, je l’ai rencontré dans un cadre professionnel en avril. On ne travaillait pas ensemble, juste au même endroit, mais évoluant dans un monde masculin, je sais qu’une réputation se fait très rapidement. Par conséquent, une « histoire » dans ce cadre était inenvisageable pour moi. Je ne me suis donc pas méfiée. On se voyait souvent pour des cafés, parfois en dehors du travail pour des pots entre collègues, on s’entendait vraiment bien. Pendant 4 mois, je l’ai considéré comme un pote, sans ambiguïté.
Et un jour, j’ai ouvert les yeux. Un peu tard. Au moment où il payait l’addition au restaurant. Bon, peut-être un peu avant, mais toujours est-il que je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir. Enfin, disons que j’y ai réfléchi mais j’ai oublié certains paramètres de l’équation. A ce moment-là, en juillet, ça se passait de moins en moins bien avec L’Homme pressé. Le Gentil semblait l’alternative idéale : il était célibataire (et je ne connaissais pas son ex), intelligent (école de commerce), on s’entendait très bien (nous étions potes depuis quelques mois). Du coup, lorsqu’il a entamé ses manœuvres d’approche, je ne l’ai pas repoussé.
En rentrant chez moi après notre
première soirée as a couple, j’étais
sur un petit nuage. Enfin une relation simple, sans prise de tête, avec
quelqu’un de bien, pas trop mal, posé,… Et ce soir-là, il m’avait avoué plein
de petits détails très touchants (mais qui en y réfléchissant aurait dû me
faire fuir). Ces 4 derniers mois, durant lesquels je l’avais considéré comme un
pote, il les avait passés à chercher un moyen de m’approcher, il avait craqué
dès notre première rencontre. (L’ego de la fille lambda que je suis s’en est
trouvé fort flatté). Son meilleur pote l’avait coaché pour qu’il ose parce que
c’est un grand timide. D’ailleurs, il en avait aussi parlé à son père. Et il
avait prévu qu’on aille voir un spectacle très romantique en amoureux le week-end
suivant. WOW. Il m’a donné l’impression d’être une princesse ce soir-là.