Chroniques Parisiennes

Un petit bout de moi, une petite pincée d'actu, de ce qui m'ennuie, me réjouit, et puis mes sorties à Paris évidemment !!

11 décembre 2009

Le Barbu (2)

L’insaisissable saisi

Après ce deuxième date, notre routine de blabla quotidien s’est réinstallée. J’avais vraiment du mal à comprendre ce qu’il cherchait et pourquoi il ne se bougeait pas un peu plus. A posteriori, je pense qu’il cultivait plusieurs targets et attendait de voir laquelle serait mûre en premier. Je ne peux pas l’en blâmer : je fais pareil.

Comme je ne suis pas très patiente (ouais pas du tout), une semaine après notre second date, après une conversation de 45mn et ne voyant toujours aucune avancée, je lui ai dit le plus simplement du monde : « bon tu me saoules, tu fais quoi lundi soir ? ». Oui voilà. C’était un peu cash. Mais au moins c’était clair. Nous sommes donc allés au cinéma, puis au resto. Et c’était très chouette, de plus en plus de complicité. Nickel. Mais toujours rien.

Jusqu’à ce que lors d’une de nos conversations virtuelles, je décide de mettre un terme à tout ça. Ce mec m’obsédait parce que je ne pouvais pas l’avoir et que je ne savais pas pourquoi. J’en avais assez d’attendre qu’il vienne me parler sur msn ou Facebook, de voir qu’il commentait TOUS mes statuts sur Facebook (à tel point que tous mes amis m’ont demandés qui était ce fameux Barbu), mais qu’il ne proposait jamais rien. Donc je lui ai dit. Maintenant, je suis grande, je dis les choses. L’honnêteté, ça permet souvent de faire avancer les choses mine de rien. En l’occurrence, ça a fonctionné au-delà de mes espérances : le lendemain, il passait me chercher en voiture pour une soirée dvd chez lui (la fameuse soirée dvd). Et à peine assise dans sa voiture, il m’embrassait. Parce que sinon j’allais « encore dire qu’il ne prenait pas d’initiatives ». Ce n’était pas faux.

Et depuis ? C’était il y a quelques temps cette soirée dvd et depuis je ne lui ai pas donné de nouvelles et lui non plus. Bizarrement, maintenant que je sais que je peux l’avoir, il a perdu son aura de mystère… et j’ai totalement abandonné le stalking (le harcèlement) via Facebook et msn.

Bon et peut-être que j’ai quelqu’un d’autre dans la tête aussi.

La seule variable que j’ai un peu oubliée, c’est l’Homme Pressé. J’ai légèrement omis de lui parler de cette « histoire » avec Le Barbu. Pas sûre que ça lui plaise.

Edit : finalement, j'ai tout raconté à L'Homme Pressé. Encore une fois, j'ai fait du mal à sa fierté. Mais justement, comme il est très fier, il n'en a rien laissé paraître.

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09 décembre 2009

Le Barbu (1)

L’insaisissable

Le Barbu, c’est le meilleur ami de l’Homme Pressé. C’est mâââl, je sais.

D'abord une petite explication de texte : il n’est pas du tout barbu, il est tatoué. Avec mes copines, on utilise des surnoms pour parler de nos targets. Je l’ai donc naturellement appelé « Le Tatoué ». Sauf que par la magie des mails, un jour, il est devenu le Barbu. Tatoué/barbu. On ne sait pas comment, mais il a muté. Ça nous a tellement fait rire que c’est resté.

 

Donc la rencontre avec le barbu/tatoué : à l’anniversaire de l’Homme Pressé, on a bien discuté Le Barbu et moi. C’était génial, parce que ça me permettait de donner l’illusion à tout le monde qu’il ne se passait rien du tout avec l’Homme Pressé (puisque c’était un secret). D’ailleurs, tout le monde a trouvé que le courant passait très bien entre Le Barbu et moi. Mission accomplie comme on dit.

 

Il m’a ajoutée sur Facebook, on a un petit peu discuté de temps à autres. Lui, il était « in a relationship » de manière irrégulière avec une fille donc je n’ai pas trop insisté. En plus, à ce moment-là, je naviguais entre L’Homme Pressé, Le Gentil et SuperConnard….

 

Le mois d’octobre est arrivé, les trois sus-nommés s’en étaient allés d’une manière ou d’une autre. J’ai donc recommencé à targeter. En espionnant sur Facebook, j’ai remarqué que Le Barbu avait l’air complètement au fond, à la limite de la dépression et qu’il était célibataire. Comme je suis une gentille fille, je lui ai envoyé un petit message pour savoir si ça allait bien, s’il avait envie de parler.

Et on a commencé à discuter de temps en temps sur Facebook (quel formidable outil de drague). Un samedi soir, un DJ m’avait posé un lapin, je traînais mon spleen sur Facebook (bon en vrai c’est pas vrai, je m’en fichais complètement, mais ça faisait bien de l’écrire). Et de fil en aiguille, le Barbu m’a proposé d’aller boire un verre, histoire de partager nos samedis soirs de lose célibatairesque. Il est venu me chercher en voiture, une charmante petite décapotable. Quelques heures plus tard, je savais tout de son ex-cette-salope, comment la rupture avait bouleversé son cœur et sa tête de barbu. Autant dire que j’étais légèrement sceptique sur son potentiel en tant que target. J’étais bien décidée à ne plus lui donner de news (en dépit de sa belle gueule et de sa voiture). Il avait passé la soirée à parler de lui, sa vie, son œuvre : chaque fois que je lui parlais de moi, il trouvait un moyen de ramener la conversation à lui. Bilan plutôt négatif en somme.

Et puis, il est revenu à la charge, on se parlait presque tous les jours sur Internet. On parlait pendant des heures, mais jamais il ne proposait de sorties. Finalement, un jour, j’ai voulu en avoir le cœur net. Je lui ai proposé d’aller boire un verre. Et il a beaucoup moins parlé de lui, ça s’est très bien passé. En revanche, toujours aucun signe d’un quelconque intérêt de sa part… (J’étais un peu vexée)

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07 décembre 2009

You've got a mail

mailSuperConnard: "Est-ce que tu accepterais d'aller voir La Route avec moi?
Moi : Non
SuperConnard: Tu me détestes toujours?
Moi : Non
SuperConnard: Allez, s'il te plaît, dis oui, j'ai vraiment très envie de te voir.
Moi: ça ne va pas être possible, parce que moi, je n'ai pas envie de te voir."

La vengeance est un plat qui se mange froid.

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16 novembre 2009

La théorie de la « Soirée dvd »

yabterre_vue_du_cielAvec mes copains célibataires, on a une grande théorie sur les soirées dvd.


Pour qu’elle fonctionne (la théorie), il faut qu’un mec te propose une soirée dvd en tête à tête. Je précise en tête à tête parce que s’il te propose de regarder le best of des Inconnus avec ses potes, ça ne s’applique pas. Je dirais même que tu es probablement en train de passer dans la catégorie pote/plan Q.


Bref, donc, si un mec te propose une soirée dvd en tête à tête, ne mise pas trop sur le film : tu n’en verras jamais la fin. La soirée dvd, c’est le « plan choppe parfait » comme disent mes copains célibataires. Même pour les mecs timides.


Quand ta Target du moment te propose une soirée dvd chez lui, tu sais que LE moment est arrivé et que, quoi qu’il arrive, tu seras fixée. Pour plusieurs raisons :

  1. Nous savons toutes que la soirée dvd est une arme de choppe massive. Par conséquent, dire oui à une soirée dvd, c’est déjà tendre une perche. Ça veut dire « oui oui je suis potentiellement intéressée et si tu as trouvé le moyen d’acheter une bonne bouteille de vin blanc et de ranger ta chambre, il est même possible qu’à la fin de la soirée j’aille clamer la fin de mon célibat à tous mes amis Facebook (mais je ne le ferai pas, ne t’inquiète pas) ». C’est un « oui » qui en dit long. Apprenez à décrypter les mecs.
  2. Si le garçon est un peu timide, le contexte l’aidera à se « décoincer », il osera se rapprocher petit à petit sur le canapé, nous frôler la main, et il est même possible qu’on l’aide en posant notre tête sur son épaule.
  3. Le garçon pas timide a déjà compris qu’on avait dit un « oui » qui en disait long. Alors, il va sûrement nous prendre dans ses bras dès le début du film, tu-comprends-c’est-plus-confortable.


La soirée dvd, c’est le troisième date idéal (j’ai une théorie sur le nombre de date optimal aussi). Si la fille n’est pas intéressée elle dira non.

Si elle n’est pas intéressée et qu’elle dit oui pour te mettre un vent une fois chez toi, alors elle est stupide ou méchante donc ce n’est pas une grosse perte.

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08 novembre 2009

SuperConnard : la métamorphose du Prince Charmant (2)

Pour une sombre histoire d’avion qui arrivait le dimanche et non pas le lundi, nous n’avons pas pu nous voir une fois. Et c’était ma faute. En blonde qui se respecte, j’avais mal compris. Mais je m’en étais excusée. Plusieurs fois.

 

Visiblement ce n’était pas suffisant, puisque le jour même il postait un statut Facebook demandant combien coûtait une poupée gonflable, puisqu’il en avait « marre des filles ». J’ai été très très en colère pendant quelques jours, il a refusé de s’excuser ne voyant pas en quoi son « humour » me posait problème. Ahem. Après une grosse explication, j’ai accepté de passer l’éponge. Sauf qu’à la première occasion, il m’a envoyé LE texto. Le truc de mec super courageux, qui n’a pas le courage de rompre directement. [NB : le prétexte de la rupture, c’est que peut-être dans 10 mois, je pars au Canada, et je lui ai dit que les relations à distance me faisaient peur, il en a automatiquement déduit que j’avais peur de m’engager et que je ne tenais pas à lui.]

 

Outre l’histoire de la poupée gonflable, il s’est permis de dire des choses, sous le couvert de l’humour, qui n’était que vulgaires et déplacées. J’ai donc unilatéralement décidé de rompre tout contact. Ce qu’il n’a toujours pas compris à l’heure actuelle alors que je lui ai expliqué plusieurs fois que tant qu’il ne s’excuserait pas de ces mots, il ne pouvait rien attendre de moi.

 

Boys boys boys…

NB : je suis consciente qu’il n’apparaît pas si SuperConnard que ça, mais je ne peux pas tout raconter ici...

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02 novembre 2009

SuperConnard : la métamorphose du Prince Charmant (1)

Dank_CowLa déception de l’année (qui était pourtant prévisible)


Je viens de quitter Le Gentil. Dans ma tête. Et je pars en vacances, toute guillerette, parce que sûre de ne pas le voir pendant 15 jours. Oui c’est mal.


Et juste avant de partir en vacances, j’avais vu mon pote/collègue, SC (pour SuperConnard), à qui j’avais annoncé sortir avec Le Gentil. Rien d’extraordinaire, on s’entendait bien, il me confiait beaucoup de choses fort personnelles. Il me dit qu’il est content pour moi et continue son petit jeu de pseudo pote qui me dragouille. C’était comme ça depuis 6 mois, rien d’extraordinaire.


Sauf que visiblement le fait de savoir que j’avais quelqu’un lui a retourné le cerveau. Parce que pendant mes 15 jours de vacances, il m’a courtisée comme jamais. Une dizaine de sms par jour. Tous plus mignons les uns que les autres. Jusque là, je le considérais comme un Don Juan, incapable d’aimer, soucieux d’attirer l’attention avant tout et plus particulièrement celle des filles. Mais là pendant 15 jours, il a été exemplaire. Un modèle de bon goût, de classe et de gentillesse (sans ironie). Plus les jours passaient, plus je me posais de questions… Et quand on s’est revus, il a sorti le grand jeu, la totale. J’étais une princesse, il était mon crapaud et pour mes beaux yeux il allait changer. Fini le Don Juan, il pouvait être romantique et me le prouvait. Difficile de résister… Il m’a vraiment bluffée. J’ai craqué.


Et pendant les 15 premiers jours (donc une fois que j’avais largué Le Gentil), ça a été parfait, bien qu’on ne se soit pas beaucoup vus, vacances obligent. Je l’ai présenté à mes parents. Je commençais vraiment à y croire, le feeling passait enfin avec quelqu’un d’autre que L’Ex. ça paraissait naturel, c’était simple. Il n’avait pas peur de s’engager, il était content d’être avec moi sans m’en demander trop.


Et puis à la faveur d’un malentendu il s’est transformé en super connard.


To be continued…

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31 octobre 2009

Le Gentil (3)

hto_stuffRésumé des épisodes précédents : il me saoulait.


Comme nous travaillions au même endroit, je ne pouvais décemment pas faire la morte et oublier de le rappeler. Il aurait bien vu que j’étais toujours vivante.


Alors j’ai usé d’une stratégie éculée : j’ai été très très occupée. Donc je n’ai pas pu le voir avant de partir en vacances. Il m’a accompagnée à la gare où nous avons pris un coca. Qu’il ne m’a pas offert. Je suis peut-être très réac’ là-dessus, j’aurais certainement refusé qu’il me l’offre mais juste le geste aurait été plaisant. A ce moment-là, ma décision était prise (pas à cause du coca, à cause de lui en général), ça devait se terminer. Mais je voulais attendre la fin des vacances pour le lui dire, histoire de faire comme si j’avais eu besoin de 15 jours pour y réfléchir.


Je crois que c’est l’une des pires ruptures de ma vie. Lorsque je lui ai annoncé que c’était fini, il est devenu très pâle, avait les larmes aux yeux et se sentait visiblement mal. J’étais vraiment très mal à l’aise parce que je ne pouvais pas lui dire les vraies raisons, il ne les aurait pas comprises. J’ai donc, une nouvelle fois, usé d’une stratégie éculée appelée « nan mais c’est pas toi c’est moi ». Stratégie assortie de tout un couplet sur ma peur de l’engagement, le fait que je n’étais pas prête à entamer une nouvelle relation…


Comment je sais qu’il y a cru ? Assez simplement, parce qu’il est parti en me disant très sèchement qu’« il faut grandir et arrêter d’avoir peur de s’engager ». Depuis il est parti de notre lieu de travail, on ne s’est quasiment jamais reparlé…


Juste au moment où cette pseudo-relation se terminait une nouvelle commençait avec SuperConnard

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22 octobre 2009

L’Homme Pressé (3)

agendaAprès avoir laissé un message très diplomatique sur le répondeur de L’Homme Pressé, il a tenu à avoir LA discussion face to face. Forcément, il a fallu que ce soit le lendemain d’un week-end affreux avec Le Gentil.


Compte tenu du statut un peu hybride de notre relation, j’appréhendais un peu sa réaction. Et j’étais totalement perdue à cause de l’échec attendu avec Le Gentil (qui n’était pas encore au courant). Alors j’ai fait ce qu’aucune fille ne fait. J’ai tout raconté à L’Homme Pressé. Ma rencontre avec Le Gentil, notre relation d’à peine une semaine, mes GROS doutes sur la viabilité de la dite relation. Je me suis aussi excusée et j’ai espéré qu’il ne se mette pas en colère. J’ai fait mon petit regard tout gentil de chat apeuré « tu m’en veux ? ».


Et finalement, il m’a dit cette phrase retentissante de bon sens : « nan mais ça me dérange pas, de toute façon on n’est pas ensemble. » C’est vrai, j’avais oublié. Vu comme ça. Et donc il s’est comporté en bon pote : on a beaucoup parlé de mon « ressenti » à propos de toute cette histoire avec Le Gentil. Et on a fini par se faire des bisous dans le cou. Comme des potes.


Tout ça c’était à la fin du mois de juillet. Et depuis ? A la faveur des vacances, de la surbookitude de L’Homme Pressé et de ma surbookitude (pas envie de l’appeler), on a cessé de se voir. Sans douleur et sans larmes.


To be un peu continued

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15 octobre 2009

Le Gentil (2)

J’étais vraiment contente d’avoir rencontré quelqu’un comme lui. J’ai donc appelé L’Homme Pressé pour lui dire qu’il fallait qu’on parle. Avec mon tact légendaire. C’est-à-dire que je lui ai laissé un message sur son répondeur lui disant « Salut, tu pourrais me rappeler ? il faut qu’on parle ». J’étais très décidée à tout arrêter.

Sauf que Le Gentil l’était trop. Au bout d’une semaine, nous avions déjà nos petites habitudes, on s’attendait à la sortie du travail tous les soirs histoire de se voir 5mn le temps qu’il me raccompagne au métro. Ça peut paraître paradoxal, mais il était trop amoureux, ça m’oppressait surtout parce que moi j’en étais loin.

Un week-end, je suis allée chez lui, à PétaouchnokLand. Et là, j’ai eu une révélation, en dépit de tous ses efforts, je ne ressentais absolument rien pour lui. Zéro feeling. Pire, il m’agaçait. Même son super spectacle romantique m’avait ennuyée. Il avait déjà parlé de moi à ses grands-parents, sa mère, sa sœur, son frère et tous ses potes. Il faisait des projets à plus d’un mois au bout d’une semaine. Il y a une règle qui dit qu’il ne faut pas prévoir plus loin que la durée effective de la relation : c’est-à-dire que si ça fait une semaine qu’on est ensemble, on ne prévoit pas plus loin que dans une semaine. Visiblement, il ne connaissait pas cette règle. Il aurait dû regarder How I Met Your Mother plus souvent.

C’est juste après ce week-end que je devais voir L’Homme pressé pour tout arrêter… Evidemment, ça ne s’est pas passé comme cela.

To Be Continued

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07 octobre 2009

Le Gentil (1)

12Le dream guy que tu laisses partir parce qu’il ne fait pas rêver finalement.


Le Gentil, je l’ai rencontré dans un cadre professionnel en avril. On ne travaillait pas ensemble, juste au même endroit, mais évoluant dans un monde masculin, je sais qu’une réputation se fait très rapidement. Par conséquent, une « histoire » dans ce cadre était inenvisageable pour moi. Je ne me suis donc pas méfiée. On se voyait souvent pour des cafés, parfois en dehors du travail pour des pots entre collègues, on s’entendait vraiment bien. Pendant 4 mois, je l’ai considéré comme un pote, sans ambiguïté.


Et un jour, j’ai ouvert les yeux. Un peu tard. Au moment où il payait l’addition au restaurant. Bon, peut-être un peu avant, mais toujours est-il que je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir. Enfin, disons que j’y ai réfléchi mais j’ai oublié certains paramètres de l’équation. A ce moment-là, en juillet, ça se passait de moins en moins bien avec L’Homme pressé. Le Gentil semblait l’alternative idéale : il était célibataire (et je ne connaissais pas son ex), intelligent (école de commerce), on s’entendait très bien (nous étions potes depuis quelques mois). Du coup, lorsqu’il a entamé ses manœuvres d’approche, je ne l’ai pas repoussé.


En rentrant chez moi après notre première soirée as a couple, j’étais sur un petit nuage. Enfin une relation simple, sans prise de tête, avec quelqu’un de bien, pas trop mal, posé,… Et ce soir-là, il m’avait avoué plein de petits détails très touchants (mais qui en y réfléchissant aurait dû me faire fuir). Ces 4 derniers mois, durant lesquels je l’avais considéré comme un pote, il les avait passés à chercher un moyen de m’approcher, il avait craqué dès notre première rencontre. (L’ego de la fille lambda que je suis s’en est trouvé fort flatté). Son meilleur pote l’avait coaché pour qu’il ose parce que c’est un grand timide. D’ailleurs, il en avait aussi parlé à son père. Et il avait prévu qu’on aille voir un spectacle très romantique en amoureux le week-end suivant. WOW. Il m’a donné l’impression d’être une princesse ce soir-là.


To be continued

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